Working for birds in Africa

The taxonomy of certain Asio and Bubo owl species in Africa and Arabia

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La taxonomie de certaines espèces de hibou Asio et Bubo en Afrique et en Arabie. L’article réexamine certains taxons de grands hiboux ayant une répartition principalement africaine dont le statut taxonomique demeure incertain, en prenant en compte les caractéristiques du plumage et les données morphométriques et acoustiques. Le Hibou d’Abyssinie Asio abyssinicus diffère du Hibou moyen-duc A. otus en étant approximativement 15% plus grand et en ayant plusieurs traits de plumage distincts et une note de chant ou hululement nettement plus court (bien que la voix de A. a. graueri de la vallée équatoriale du Rift ne soit pas connue avec certitude). Le Grand-duc ascalaphe Bubo ascalaphus diffère du Grand-duc d’Europe B. bubo en étant environ 15% plus petit et en ayant plusieurs traits de plumage distincts (y compris l’absence de grosses stries en dessous de la poitrine) et un chant plus aigu et légèrement différente. Le Grand-duc du Sahel B. cinerascens diffère du Grand-duc africain B. africanus par la couleur de son iris et de sa paupière, des marques moins prononcées et plus grises, une plus petite taille et des notes doubles ou hululements plus courts avec un intervalle plus long. La forme arabe milesi, généralement traitée comme une sous-espèce du Grand-duc africain, est plus petite que africanus avec un plumage moins contrasté et une note double ou hululement particulier, la première note étant beaucoup plus longue, la seconde de la même fréquence et tremblante ; elle diffère de cinerascens par la couleur de son iris et de sa paupière, son plumage moins distinctif, sa taille un peu plus grande et sa voix (encore plus divergente qu’elle ne l’est de africanus). Toutes les comparaisons sonores faites dans ces analyses concernent des chants ou hululements qui sont apparemment semblables mais néanmoins identifiables comme différents. L’hybridation de B. ascalaphus avec B. bubo au Moyen Orient et de B. cinerascens avec B. africanus au Kenya n’est pas fatale pour leur statut comme espèce. Les auteurs estiment que les données disponibles penchent en faveur d’un statut d’espèce pour A. abyssinicus, B. ascalaphus, B. cinerascens et B. milesi, mais les ornithologues de terrain sont encouragés à faire des enregistrements sonores supplémentaires afin de pouvoir effectuer des analyses plus poussées dans le futur et surtout des expériences de repasse.

Summary. We reconsider the cases of certain large owl taxa with mainly African ranges whose taxonomic status is unsettled, reviewing plumage, morphometric and acoustic evidence. Abyssinian Owl Asio abyssinicus differs from Long-eared Owl A. otus in being roughly 15% larger with several plumage distinctions and a markedly shorter song-note or hoot (although the voice of A. a. graueri of the equatorial Rift Valley is not certainly known). Pharaoh Eagle Owl Bubo ascalaphus differs from Eurasian Eagle Owl B. bubo in being c.15% smaller with several plumage distinctions (including no heavy streaks below the breast) and a higherpitched but also different-shaped territorial call. Greyish Eagle Owl B. cinerascens differs from Spotted Eagle Owl B. africanus by its iris and eyelid colour, softer, greyer markings, smaller size and shorter double song-notes or hoots with longer intervals between them. The Arabian form milesi, commonly treated as a subspecies of Spotted Eagle Owl, is smaller than africanus with less contrasting plumage and a distinctive double song-note or hoot, the first of them much longer, the second on the same pitch and quavering; it differs from cinerascens in its iris and eyelid colour, less distinctive plumage, slightly larger size and voice (even more divergent than it is from africanus). All acoustic comparisons in these analyses involve songnotes or hoots that are ostensibly similar but identifiably different. Hybridisation of B. ascalaphus with B. bubo in the Middle East and of B. cinerascens with B. africanus in Kenya is not fatal to their status as species. We judge that the balance of evidence indicates species status for A. abyssinicus, B. ascalaphus, B. cinerascens and B. milesi, but we encourage observers to build larger sound archives for fuller future analyses and to undertake playback experiments.

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